Les autorités médicales tchadiennes ont déclaré une épidémie à virus Chikungunya. Présente dans le monde et en Afrique en particulier, cette maladie a fait son apparition dans la province du Ouaddaï, dans l’est du Tchad, au début du mois d’août. Plus de 8000 cas sont déjà confirmés.

En plus du coronavirus qui affecte négativement la vie socio-économique, le Tchad fait face depuis quelques jours à une autre épidémie de Chikungunya, une maladie virale qui se transmet par une piqûre de moustique.

Les premiers cas ont été confirmés à Abéché, dans la province du Ouaddaï et notifiés le 14 août aux autorités politiques de N’Djamena par les responsables du district sanitaire de ladite localité. Mais il a fallu deux semaines pour avoir la réaction officielle du gouvernement.

Pour le ministre de la santé publique, son département n’a pas voulu faire de déclaration officielle pour la simple raison que conformément au règlement sanitaire international, il fallait que les résultats obtenus par nos laboratoires soient confirmés par un contrôle de qualité effectué par un laboratoire extérieur.

Abdoulaye Sabre Fadoul précise qu’un échantillon de cinq prélèvements envoyé au centre Pasteur du Cameroun confirme qu’il s’agit bel et bien de la maladie de Chikungunya qui sévit dans cette partie du pays.

Dr Oumaima Mahamat Djarma, médecin infectiologue à la Direction de lutte contre les maladies au ministère de la santé publique, explique au micro de VOA Afrique, que cliniquement, elle se présente par une forte fièvre céphale mais surtout des douleurs articulaires intenses qui peuvent être invalidantes dans certains cas. Ces symptômes sont accompagnés généralement par des vomissements et des irruptions cutanées. Elle peut évoluer selon elle, vers une phase chronique, mais elle n’est pas une maladie contagieuse.


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